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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:38

La Pépinière

Janvier 2012

Notre pépinière a subi l’évolution générale des cours sur un marché abandonné par plusieurs millions d’actionnaires. Les nouveaux venus en bourse, issus pour la plupart des dénationalisations, sont repartis écœurés par l’importance de leurs pertes. Dans cette fuite, ils ont été accompagnés par les retraits effectués dans les fonds communs de placements, qui ont dû accroître leurs liquidités. Près de 300 Fonds ont aussi disparu. La recherche de liquidités a donc pesé sur les cours, d’autant plus fort que l’investissement concernait de petites sociétés, dont le volume des échanges était faible. Ce phénomène est attesté par l’évolution générale des marchés, puisque les petites valeurs ont baissé plus que les grandes.

Sur deux ans, notre pépinière reste positive, alors que le CAC a perdu plus de 20% durant la même période, mais avec un résultat inférieur à un placement sur livret.

Un avenir assombri par les excès de la fiscalité

L’impôt sur les sociétés qui devait passer de 33 à 36%, a été haussé à 38%. Les revenus et les plus-values seront taxés à 32,5%. On voit que les politiques ne comprennent toujours rien au fonctionnement des marchés.

Au niveau micro-économique, il y a une amplification spéculative des risques anticipés, qui met les nerfs des actionnaires à l’épreuve. Ils sont touchés tout d’abord par une sur-évaluation des entreprises dénationalisées. L’Etat a de ce point de vue très bien géré la spoliation des actionnaires, sans toutefois diminuer sa dette. Les banques, l’énergie ont transféré les risques aux petits porteurs. Comme la société japonaise Tepco en voie de nationalisation, les AREVA, EDF, GDF sont prises dans un étau. Celui d’une imprévisibilité croissante de leurs coûts et de leurs tarifs. Quand à la gestion calamiteuse des banques, elle est le fruit d’une imprévoyance et d’une précipitation de certaines dans l’arène de la spéculation mondiale. Dexia, Natexis, les banques populaires, le Crédit Agricole, la banque Postale, n’avaient rien à gagner à modifier leur statut de banque de dépôt. De par leur spécialisation ou de par leur statut mutualiste elles étaient protégées. Puis elles ont voulu copier des schémas de fonctionnement exogènes et dangereux. De ce fait elles se retrouvent toutes dégradées, de plusieurs points pour certaines.

Si en période de croissance il y a toujours une valeur décevante sur dix titres, ce risque est atténué par la diversification des placements. En période de crise, le risque augmente, l’épargnant peut perdre sur deux ou trois valeurs. Taxer d’un tiers un gain certain est acceptable, mais taxer d’un tiers des gains hypothétiques et aléatoires, devient une folie. Taxer à 32,5%  le revenu ou les plus-values d’un placement qui sera perdant sur deux ou trois valeurs, c’est amputer de 50 à 60% les gains potentiels d’un portefeuille. Personne ne peut l’accepter, surtout si l’impôt sur les sociétés progresse simultanément de 15%, et si certains secteurs doivent payer une sur-imposition, ce qui sera le cas pour les immobilières.

Quel a été le gain en 2011, avec 17% de baisse moyenne sur l’année ? Quel est le gain réalisé sur les dix dernières années pendant lesquelles le CAC est passé de 7000 à 3100 ? La fiscalité devient alors une stigmatisation inutile pour des personnes qui créent l’emploi en répondant aux augmentations de capital. Aux cours actuellement dépréciés, l’augmentation de capital devient impossible, ou alors en diluant fortement le bénéfice par titre. Il faut bien comprendre que l’investissement en bourse de long terme est désormais asphyxié par des prélèvements en progression continue. 

Une fiscalité qui pèsera sur le développement économique

Cette croissance qui ralentit rendra plus difficiles les rentrées fiscales, à un tel point, que de nouvelles idées apparaissent : TVA sociale, hausse encore de la CSG. Toutes ces mesures auront d’ailleurs un rendement décroissant au fur et à mesure de leur mise en place.

En conséquence, l’investissement en bourse, exige une stabilisation des  règles fiscales. Le système actuel est en fin de course : conduit par des amateurs de bonneteau. Ceux qui possèdent un portefeuille ont intérêt à attendre des jours meilleurs. Mais pour les nouveaux venus, je leur conseille d’attendre, une restauration de la confiance. Sans stabilité fiscale rien de bon ne peut advenir. La dégradation des notations des Etats est la juste mesure de leurs dérapages. En se donnant une marge de manœuvre de 6% de déficit par rapport aux 3% des traités, les responsables politiques ont obéré l’avenir pour eux-mêmes et pour leurs successeurs.

           
           

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

 

d'achat

 

actuel

value

cours

           

Affine

14,3

10

12,5

-12,6%

21

Axa

15,76

5,5

10,21

-35,2%

18

HF Company

15,7

6,5

6,3

-59,9%

12

France Télécom

14,3

8

12,2

-14,7%

21

GDF-Suez

26,59

11

21,31

-19,9%

32

Maurel

9,77

9

11,77

20,5%

18

Médica

15,5

13

12,87

-17,0%

18

Pages Jaunes

7,12

5

2,84

-60,1%

9,5

Total

36,08

8

39,2

8,6%

45

Sequana

9,72

5

4,4

-54,7%

11

Progression moyenne

   

-20,4%

 

Plus-value sur titres vendus

     

22,3%

 
       

1,9%

 

Cours arrêtés au 31 décembre 2011

         

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

 
           

2011

Achat

Vente

Différence

   

CDA

20,65

22,8

10,4%

   

Danone

43,1

53,6

24,4%

   

Sanofi

42,66

54,6

28,0%

   
     

20,9%

   
           
           

2010

Achat

Vente

Différence

   

Total

39,87

44,6

11,9%

   

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

   

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

   

SES Global

12,9

17,9

38,8%

   

Neopost

54,85

65

18,5%

   

Rallye

19,8

32

61,6%

   

Progression

   

27,8%

   

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Published by Guy Muller - dans La Pépinière
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