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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 20:33

Le commentaire du mois

La Pépinière

Janvier 2010

 

La bourse a poursuivi sa progression rapide, ce qui justifie mon conseil de retour sur le marché. La bourse est versatile aussi il n’est pas mauvais de prendre des vacances de temps en temps. Ces périodes de repos vous évitent bien des déboires et économisent votre temps. Si l’investissement en bourse est intéressant sur le long terme encore faut-il comprendre que la naissance d’une courbe est toujours présentée sous ses aspects les plus attractifs. Or en bourse tout dépend du moment où l’on commence ses investissements.

Les journaux financiers font donc du marketing permanent en faveur des titres qui leurs plaisent le plus. Mais il faut faire attention car souvent une publicité favorable est suivie  quelques jours ou quelques semaines plus tard par une publicité de la même société.

 

Les recommandations

Les analystes publient en ce moment leurs préconisations pour l’année ce qui devrait doper le marché en janvier. Vous noterez qu’ils reviennent sur les défensives et sur les valeurs de rendement. La pépinière anticipait d’où une progression de 10% en 4 mois.

Je recommande la dernière publication d’Investir, qui donne de nombreuses indications dignes d’être conservées par l’investisseur individuel. En page 18 un tableau récapitule les secteurs gagnants et perdants en 2009. Mais ce tableau est accompagné de comparaisons sur l’évolution des mêmes secteurs depuis 2008, depuis le plus bas du marché le 9 mars 2009 et depuis le plus haut du marché atteint le 1er juin 2007. En effet à quoi bon fixer pour l’examen de la variation des cours le premier janvier d’une année ? Une telle comparaison est arbitraire et masque la variation réelle du marché. L’année 2009 a marqué un rattrapage des secteurs massacrés en 2008. Si l’automobile et les banques ont progressé fortement en 2009, respectivement de 79 et 69%. Le recul de ces secteurs n’a pas été rattrapé, restant de - 60.2 et de – 57%, par rapport au point haut. En revanche, les secteurs qui ont baissé en 2009 : télécom, services, perdent 3 à 4% en 2009, alors qu’ils avaient très bien résisté à la baisse de 2008. En suivant la bourse trop près du guidon on risque de ne plus être dans le coup !

 

Pour les néophytes qui suivent ma rubrique, je leur conseille de prendre garde à une comparaison trop rapide entre une progression de 23% par exemple de la bourse cette année et une baisse de 40% en 2008 qui s’ajoutait à une baisse de 17% sur les plus hauts de 2007. C’est ainsi que pour compenser la baisse de la bourse l’automobile, qui a progressé en moyenne de 79%, aurait dû progresser de 275% en 2009 pour rattraper le niveau des cours de 2007 !! C’est que le pourcentage de diminution du cours pendant une baisse ne sera jamais égalisé par une hausse équivalente. Comme on part de beaucoup plus bas la progression doit être 3 à 4 fois plus forte pour revenir au statu ante.

 

 

Quelques comparaisons

Le même journal donne aussi l’évolution de tous les titres du SRD sur quatre ans. Un tel tableau permet de faire son marché facilement en regardant les résultats annuels rapportés au chiffre d’affaires, puis en comparant chiffre d’affaire/capitalisation boursière et en observant le rapport entre le bénéfice et la capitalisation boursière. Ce dernier ratio donnant le PER relatif entre les valeurs du même secteur ou entre secteurs différents.

Souvent j’ai constaté qu’en dépit de bons résultats certaines valeurs sont maudites. Alors que les analystes et la presse sont favorables à ces titres, ceux-ci végètent durant plusieurs années. C’est à ce moment là qu’il faut investir, à la condition bien sûr que le bénéfice progresse, de façon régulière.

Le titre Néopost qui réalise un CA inférieur au milliard d’euros (900) réalise un bénéfice de 143 millions en 2009 et de 151 millions en 2010, soit une marge nette de 16%. Le dividende de 3,8 euros payé en deux fois donne un rendement de 6.6% sur le dernier cours de 58 euros.

Le titre EADS réalise un CA de 40 milliards d’euros pour un bénéfice prévisionnel qui passera de 450 à 750 millions d’euros. Avec un PER de 15 et un dividende de 10 centimes qui rapporte moins de 1%, il faudra être intrépide pour acquérir cette valeur. Les prévisions des analystes peuvent s’avérer encore trop optimistes si l’on doit intégrer un euro trop fort et des déboires en cascade. Il faut aussi ajouter d’autres impacts négatifs sur l’image de marque de cette société : travaillant dans plusieurs pays, les câblages n’étaient pas homogènes au moment de l’assemblage. La spéculation à la baisse sur le titre par un mangement constitué par plus de 2 000 cadres avertis des difficultés rencontrées n’a pas arrangé les choses. Que le numéro 2 d’EADS ait produit de faux listings pour impliquer des personnalités politiques dans l’affaire Villepin montre les excès de sociétés dont les responsables sont nommés pour des raisons politiques et non pour leur savoir faire. Cette société réalise un score rarement égalé d’erreurs et de mauvaise gouvernance.

 

L’énergie

Une autre comparaison est intéressante à faire dans le domaine de l’énergie entre EDF et GDF.

EDF réalisera 72 milliards d’euros de CA en 2010, pour 4 milliards d’euros de résultat. Sa capitalisation boursière est de 76 milliards, son PER de 19 et son rendement de 3%. Mais son outil de production est insuffisamment employé avec 8 réacteurs en panne et une baisse régulière de son taux d’efficacité. La nouvelle filière nucléaire constituée par l’EPR accumule les difficultés avec une nette condamnation du système de contrôle du fonctionnement des centrales par les autorités de contrôle de 3 pays. Or EDF est victime comme  la Finlande d’un doublement des délais de construction et du coût final. L’intérêt de l’investissement dans EDF est de pouvoir obtenir une prolongation de la durée de ses centrales de 10 ans, après une précédente prolongation.

Outre le risque de ces prolongations successives, elles ne sont pas sans coût, puisqu’il faudra affronter des dépenses importantes d’entretien et de mise à niveau.

 

GDF réalisera 85 milliards de CA et 5,6 milliards de bénéfice pour une capitalisation de 68 milliards. Son PER est de 12 et son rendement de 5%. Le risque présenté par GDF est inférieur à celui d’EDF avec des ressources en énergie plus diversifiées. Mais aussi avec un accès à un gaz dont le prix est très faible grâce à des contrats à long terme. Enfin la prise en charge du 15ème méthanier, le développement d’infrastructures de distribution de gaz aux Etats Unis, sont des investissements de long terme qui doperont les bénéfices futurs dans les trois années à venir.

 

Pour profiter de l’ambiance haussière du mois de janvier, nous achetons AXA au premier cours de lundi.

 

Reçevez mes meilleurs vœux de bonheur et de réussite en 2010

 

Au mois prochain,


Guy Muller

 

 

Liste des valeurs

   
           

Valeur

Cours

PE 09

Cours

Plus value

Objectif

 

d'achat

 

actuel

 

cours

France Télécom

17,1

9

17,3

1%

24

GDF-Suez

28,79

12

30,4

6%

35

Total

39,87

8,5

46

15%

51

SES Global

13,5

12

15,4

14%

19

Vivendi

18,87

9

20,9

11%

25

Rallye

21,6

7

26,0

20%

32

Sanofi

47,75

8

55,7

17%

60

Pages Jaunes

7,46

9

7,5

1%

9,9

Neopost

55,35

12

58,3

5%

65

Progression moyenne

10,0%

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

Sorties 2009

Achat

Vente

Différence

CNP

64,97

74,9

15,3%

 

 

 

 

 

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Published by Guy Muller - dans Le commentaire du mois
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