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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:15

La Pépinière  

septembre 2011

 

Bonjour,

La bourse subit une nouvelle fois les conséquences de l’imprévoyance des hommes politiques. Comment les politiques pourraient-ils réguler des marchés qui les dominent ? Il y a loin du discours de Toulon qui promettait une organisation de la surveillance des banques à la situation actuelle. Chaque jour nous apprenons que de nouveaux Madoff continuent à se moquer du monde. Lorsque l’on nous dit que les banques sont solides, qu’elles ont accès par exemple au dollar.. nous apprenons le lendemain que les banques centrales ont du organiser leur liquidité.

Les Etats Unis et la Grande Bretagne décident en ce moment de revenir à la spécialisation des banques entre banques de dépôt et banques d’investissement, pour éviter la spéculation et la faillite du système.

L’Europe choisit de communiquer régulièrement en réunissant ses dirigeants sans pouvoir créer un retour à la confiance. La communication se substitue aux plans d’actions indispensables faute d’un accord entre pays nombrilistes.

L’absence de liquidité a conduit les banques à en trouver en bradant nombre de sociétés et en pesant sur un marché délaissé. Nous retrouvons donc les composantes permanentes d’un marché déséquilibré :

-         Une politique stupide qui ostracise le placement en actions avec une augmentation continue de la CSG et la suppression de seuils de non imposition,

-         Une politique qui prétend diminuer l’ISF en dépit d’une baisse de 30% du cours des actions, voire de moitié en 10 ans,

-         Une politique qui dessert l’investissement à long terme par une fiscalité ne tenant même pas compte de l’inflation,

-         Des régulations tarifaires permanentes qui diminuent les bénéfices dans de nombreux domaines : télécoms, énergie, pharmacie,

-         Des invectives systématiques contre certaines entreprises ciblées : Total, GDF.

Les actionnaires français ont compris le message qui est un anti-marketing actionnarial permanent : 2 à 3 millions d’actionnaires en moins. Cette disparition diminue la contrepartie possible et exagère les variations de cours. En effet les particuliers placent de façon stable au contraire d’autres spéculateurs qui peuvent changer de terrain de jeu.

 

La Pépinière

Elle a supporté l’importante baisse des cours survenue au cours de l’été. Il n’y a eu aucune publication de cours pendant cette période. Il fallait attendre une stabilisation sur un point bas. Le marché vient de marquer

un triple top à la baisse comme il avait marqué un autre triple top à la hausse en juin. Ces figures donnent une idée de l’évolution du marché : blocage à 4 500, avec un brutal retour vers les 2900. A ce niveau, une consolidation latérale est possible, car le rendement des actions a fortement progressé. Les bénéfices progressent encore de 10% cette année. Toutefois la tendance est à la baisse car les plans de réduction des déficits commencent à avoir un effet récessif. Une recapitalisation des banques aura aussi un impact encore plus réducteur sur la croissance.

 

L’évolution défavorable des bourses dans le monde et les perspectives de diminution de l’activité économique doivent nous sensibiliser à observer plus attentivement les résultats annoncés pour le premier semestre de l’année. Nous avons vendu dans d’excellentes conditions Danone (53,6) et Sanofi (54,6), lorsque la bourse était au plus haut. http://boursitude.over-blog.com/article-la-pepiniere-en-juillet-78974652.html

Les liquidités obtenues n’ont donc pas supporté la baisse de l’été. Un portefeuille doit « respirer ».

 

Les résultats semestriels

Affine. L’ANR de cette valeur est de 30 euros et son bénéfice économique triple. Le bénéfice économique tient compte des plus-values enregistrées. Avec un dividende prévu d’1,50 euros le rendement est de 10%.

 

France Télécom. L’implantation internationale compense la diminution du CA en Europe. Avec 213 millions d’abonnés et une poussée de 11 millions d’abonnés par an, des économies dans la politique d’achat sont programmées par une centralisation des achats avec Deutsch Telecom. Bouygues et SFR qui n’ont qu’une implantation en France souffrent avec une baisse de 10% des bénéfices. L’accroissement de la concurrence en Europe s’opère sur des marchés sans croissance.

 

Maurel et Prom. Le doublement du bénéfice suit la progression des volumes produits. Le cours de 13,30 valorise peu les bénéfices 2011 : 1,60 et 2012 : 2,20 euros.

 

Médica. Il s’agit d’une valeur de croissance qui devrait délivrer 15% par an pendant plusieurs années. Le secteur des maisons de retraite ne souffrira pas d’une récession. Le bénéfice semestriel a été multiplié par sept.

 

Total. La progression du bénéfice de 30%, les nombreuses découvertes de gisements, ne sont pas prises en compte. La distribution d’un dividende trimestriel n’influe pas le cours. Mais, comme pour GDF, l’Etat maîtrise trop une surveillance tarifaire qui nuit à ces valeurs. Total doit conserver des raffineries inutiles (transfert de l’essence vers le diesel). Total et Vivendi perdent l’avantage du bénéfice mondial consolidé.

 

France Télécom. Un rendement de 11% ne suffit pas a arrêter la descente aux enfers. Et pourtant c’est le seul opérateur qui peut compenser grâce à l’étranger les pertes de recettes dues à l’Etat. Les autres opérateurs français : SFR et Bouygues perdent 10% sur leur bénéfice semestriel. L’augmentation de la TVA a été mortelle, tout comme les diminutions tarifaires programmées chaque 1er juillet en France.

AXA. Subit la défaveur des financières à cause d’un portefeuille essentiellement obligataire. Là le marché se trompe car une défaillance des pays se reporte intégralement sur ses produits. Ce sont les clients qui perdront de la valeur sur les placements collectifs : SICAV, fonds de retraite, etc.

A preuve, le bénéfice du semestre a triplé…

 

Valeurs impactées par la crise.

HF et Sequana. Ces valeurs ont émis des avertissements de baisse de résultats.

Pages Jaunes. Cette valeur de fort rendement continue ses achats pour multiplier ses points d’accès Internet.

 

Le tableau suivant montre l’impact de la crise sur notre portefeuille. En 20 mois, la bourse a baissé de 23,5%. Notre portefeuille aurait presque eu la même évolution s’il était resté immobile. Ce sont les ventes réalisées en plus-value qui changent radicalement la donne !!  Mais 4,6% de plus-value ce n’est guère mieux que le livret de caisse d’épargne.

Il faudra revoir la composition du portefeuille pour diminuer son exposition au risque de récession.

 

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

d'achat

actuel

value

cours

Affine

14,3

10

15,8

10,5%

27

Axa

15,76

5,5

9,7

-38,8%

18

HF Company

15,7

6,5

8,03

-48,9%

15

France Télécom

14,3

8

12,11

-15,3%

23

GDF-Suez

27,42

11

21,1

-23,0%

32

Maurel

11,85

9

14,06

18,6%

18

Médica

15,5

13

13,52

-12,8%

18

Pages Jaunes

7,12

5

3,61

-49,3%

9,5

Total

36,65

8

33,3

-9,1%

45

Sequana

9,72

5

5,45

-43,9%

14

Progression moyenne

-17,7%

Plus-value sur titres vendus

22,3%

4,6%

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

2011

Achat

Vente

Différence

CDA

20,65

22,8

10,4%

Danone

43,1

53,6

24,4%

Sanofi

42,66

54,6

28,0%

20,9%

2010

Achat

Vente

Différence

Total

39,87

44,6

11,9%

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

SES Global

12,9

17,9

38,8%

Neopost

54,85

65

18,5%

Rallye

19,8

32

61,6%

Progression

27,8%

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Published by Guy Muller - dans La Pépinière
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