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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 18:19

La Pépinière en janvier 2013

 

Lorsque la bourse était au voisinage de 2700, on pouvait avoir peur qu’elle ne descende plus bas. Lorsqu’elle passe à 3000 et 3700, il est temps de regarder au plus près la composition d’un portefeuille. Pour pouvoir bénéficier d’une véritable progression des cours, encore faut-il savoir s’adapter à la conjoncture, surfer sur les vagues. Les branches mortes qui figurent en portefeuille ne donneront jamais de fruits quand la reprise économique repose sur d’autres secteurs. La capacité d’adaptation est une grande vertu lorsque les données économiques changent. Quels sont les facteurs du changement en cours ?

 

 Les efforts en faveur de la diminution des déficits publics doivent entraîner une diminution de ce déficit de 85 à 62 milliards d’euros. Le calendrier des émissions obligataires devrait lui aussi diminuer d’une vingtaine de milliards. Or l’effort en  cours n’est pas propre à un seul pays : tous les pays du sud de l’Europe ont engagé les mêmes politiques. Il en résulte dès 2013 une diminution des endettements. Comme les budgets pour l’année 2014 poursuivent sur la même pente, il en résultera des calendriers d’émissions obligataires allégés.

La diminution des rendements obligataires continue à réduire les rendements des assurances-vie. En conséquence les gestionnaires de capitaux seront tous à la recherche d’investissements en actions. Mieux, ceux qui ont raté la hausse et qui ont d’importantes liquidités, souhaiteront investir. Le différentiel de rendement est actuellement en faveur des actions.

Dernier élément, même en période de stagnation économique, la croissance existe pour toutes les entreprises qui ont su aller la chercher à l’étranger. Ajoutons y une meilleure gestion avec un désendettement qui a été une constante de la dernière période au contraire des politiques étatiques.

Le marché ayant tendance à anticiper les évolutions du cycle économique, l’année 2014 apparait comme pouvant battre les anciens records en matière de bénéfices. C’est en avançant dans le calendrier de ces espérances que l’investisseur pourra s’adapter aux réalités.

 

L’exemple de la construction

La période électorale a été anxiogène, puisque l’avenir était très sombre, du fait principalement d’un endettement croissant. Mais pouvait-on penser à une telle remontée du secteur le plus abandonné, à savoir la construction ? Or toutes les sociétés de ce secteur ont progressé plus que le marché : Lafarge, Saint Gobain, Unibail, Klépierre, Nexity, Kaufman, Eiffage. Mais la hausse d’un seul secteur reste un impondérable…


Nouvelle pépinière

Elle est construite avec des valeurs qui tirent l’essentiel de leur profit d’une exposition internationale marquée. Ces valeurs sont toutes sous valorisées par rapport à leurs comparables du même secteur. Elles ont toutes effectué des implantations récentes à l’étranger et peuvent être vulnérables en cas d’échec. Toutefois un suivi régulier offre la possibilité de maximiser un gain par une vente en cas de mauvaise nouvelle à -15% et de suivre leur hausse en cas de succès.

 

Informatique-ingénierie.

Steria : la moins chère des  sociétés du même type, moitié moins cher que Cap Gemini. Sortie d’Akka après 65% de hausse.

Osiatis : prise d’intérêt à risque,

Bigben : jeux, prise d’intérêt, dépendance internationale/accords,

 

Financières.

Axa, Scor. Implantations internationales.

Construction mécanique.

Alstom. Opère à l’international depuis longtemps. Conversion de l’énergie sous toutes ses formes.

Energie.

Maurel et Prom Nigéria. Une valorisation très faible.

Distribution.

Rallye. Sa filiale Casino progresse de plus de 10% par an à l’International (Brésil).

Services.

Médica. Croissance de 14% par an, implantations nouvelles en Europe.

Autres.

Ipsos-Neopost. Prises d’intérêt internationales.

 Nous restons à l’écart des secteurs suivants : Utilities, Télécom pour cause de manque de visibilité dues à l’interventionnisme étatique au plan tarifaire. Les valeurs du Luxe sont aussi écartées car trop chères. 

 

 

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Published by Guy Muller - dans La Pépinière
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