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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 17:32

La Pépinière

février 2012

Nous avons vu précédemment le rôle de l’Etat au plan du matraquage fiscal qui a conduit nombre d’actionnaires à aller ailleurs. Maintenant si l’on désire passer du niveau macro-économique au niveau  micro-économique des sociétés, le choix d’une valeur comporte de nouveaux critères. Dans une période où les banques ont un accès presque gratuit au financement de la BCE, le recours au crédit pour les entreprises est devenu un véritable maquis. Les taux d’intérêt désormais exigés par le marché varient entre 3 et 8% selon l’importance de la société. Ces taux varient en fonction du risque et non en fonction des qualités intrinsèques d’une société. Au risque du pays d’appartenance il faut ajouter le risque lié aux marges très variables selon les secteurs. Ainsi, il devient impossible d’emprunter si les marges réalisées sont inférieures au cout d’un nouvel emprunt. Les petites sociétés sont d’autant plus sensibles à ce risque, qu’elles ont des difficultés à augmenter leur capital, vu la raréfaction du nombre des actionnaires. Dans certains cas, il vaut mieux couper dans la distribution du dividende pour faire face à une échéance ou pour diminuer son endettement. Afin de mieux orienter les achats d’actions, il existe une cotation des risques, représentée par une notation des agences de notation. Leur appréciation se traduit par la création des CDS, qui sont des assurances sur le risque présenté par tel ou tel acteur du marché. La tension plus ou moins grande dans l’évaluation du cout d’un risque s’appelle un Spread.

L’avenir lu dans les spreads.

La consultation des spreads à 5 ans sur les CDS indique que le futur est bouché tellement le coût des assurances sur les dettes des entreprises suit étroitement celui des pays liés à l’euro. Les pertes de compétitivité de nos économies ont donc une conséquence immédiate sur les taux de nos emprunts. Le petit porteur doit donc désormais intégrer la perte de valeur future, d’ores et déjà constatée, par le marché. Autrement dit il doit consulter les nouvelles tables de la loi qui notent les perspectives des entreprises.

Sur les dettes souveraines européennes les spreads sont les suivants: le Portugal  1 320 pb, l’Irlande 585 pb, l’Italie 394 pb, l’Espagne 354 pb et la France 168 pb, la Grèce elle en est à 6 307 pb, en hausse de 1 000 pb en une semaine.

Mais au niveau des entreprises non seulement leurs spreads sont indexés sur celui de leur pays, mais en plus il faut y ajouter une notation propre à chaque valeur ou secteur qui tient compte du risque tel qu’il est anticipé par le marché. En conséquence le spread d’une société va être plus ou moins élevé que celui de son pays.

Pour la France, par exemple, Air France est à 916, Peugeot à 544, Alstom à 239, France Télécom à 117, Total à 76, Sanofi à 50. Dans ces trois derniers cas, la dette des entreprises est mieux notée que celle de la France (168).

Pour l’Italie, ENEL est à 289, l’ENI à 139, Finmecanica à 591 !!

Pour l’Espagne, Repsol est à 171, Telefonica à 262.

Nos dirigeants peuvent bien se moquer des notations, mais ce sont elles qui font le marché, dictant les niveaux de taux d’intérêt. Les spreads notent la confiance que nous pouvons accorder à nos politiques, libre à eux de détourner l’attention sur d’autres sujets.

La Pépinière

On comprend que la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières devient difficile puisqu’à l’aléa de la gestion d’une société, il faut ajouter les aléas de gestion des finances publiques, ainsi qu’aux anticipations des marchés sur les DTS. L’avenir est encore plus sombre, car ceux qui se sont permis des marges de manœuvre excessives, de l’ordre de 6% par an, laissent une succession délabrée. D’ici 2017 le futur traité européen prévoit un déficit maximum de 0,35%, qui laisse place à de nouveaux tours de vis.

La perspective d’une croissance des prélèvements obligatoires aura une conséquence inévitable sur la croissance. En conséquence notre pépinière devra être plus solide.

Mais la conjoncture économique mondiale provoquera des récessions plus rapides ce qui rend beaucoup plus difficile une gestion de long terme. Les défaillances de pays de la zone euro sont actuellement masquées par des rachats d’obligations de la BCE et du FESF. Il faudra bien encaisser un jour ces pertes qui n’apparaissent pas encore dans les bilans. De nombreux secteurs sont concernés : banques, assurances, immobilier…  

En deux ans et en dépit de deux années de baisse de la bourse, le gain de la pépinière est de + 6,8% contre un moins 21,3% du marché, sur la même période. Il est du à une rotation importante du portefeuille, ce qui prouve qu’il faut bouger pour gagner quelque chose.

Un nouveau portefeuille est créé à la date du 16 février 2012, avec en conséquence des cours réinitialisés.

 

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

d'achat

actuel

value

cours

Affine

13,59

10

13,59

0,0%

21

Axa

12,31

6

12,31

0,0%

17

HF Company

7,45

6,5

7,45

0,0%

11

France Télécom

11,42

8

11,42

0,0%

19

Maurel Nigeria

2

11

2

0,0%

3,5

Maurel

13,54

9

13,54

0,0%

18

Médica

12,23

13

12,23

0,0%

18

Néopost

52,47

11

52,47

0,0%

65

Total

41,68

7

41,68

0,0%

49

Safran

24,8

11

24,8

0,0%

31

Sequana

6,16

6

6,16

0,0%

11

Vinci

38,16

11

38,16

0,0%

46

Progression moyenne

0,0%

Plus-value sur titres vendus

0,0%

 

 

Rappel de la précédente liste

           

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

 

d'achat

 

actuel

value

cours

           

Affine

14,3

10

13,59

-5,0%

21

Axa

15,76

6

12,31

-21,9%

18

HF Company

15,7

6,5

7,45

-52,5%

12

France Télécom

14,3

8

11,42

-20,1%

21

GDF-Suez

26,59

11

19,8

-25,5%

32

Maurel

9,77

9

13,54

38,6%

18

Médica

15,5

13

12,23

-21,1%

18

Pages Jaunes

7,12

4

3

-57,9%

9,5

Total

36,08

7

41,68

15,5%

45

Sequana

9,72

5

6,16

-36,6%

11

Progression moyenne

   

-15,5%

 

Plus-value sur titres vendus

     

22,3%

 
       

6,8%

 
           

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

 
           

2011

Achat

Vente

Différence

   

CDA

20,65

22,8

10,4%

   

Danone

43,1

53,6

24,4%

   

Sanofi

42,66

54,6

28,0%

   
     

20,9%

   
           
           

2010

Achat

Vente

Différence

   

Total

39,87

44,6

11,9%

   

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

   

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

   

SES Global

12,9

17,9

38,8%

   

Neopost

54,85

65

18,5%

   

Rallye

19,8

32

61,6%

   

Progression

   

27,8%

   

 

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Published by Guy Muller - dans La Pépinière
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