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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 00:39

Après une hausse aussi longue, il est normal que l’on revienne temporairement toucher le bas du canal haussier. D’ailleurs, toutes les sociétés sont astreintes à une révision de leur statut à l’approche des C.A. semestriels. Nous sommes très loin d’une bulle spéculative, au contraire des Etats Unis. L’univers des valeurs Oddo leur fait prévoir une forte augmentation des profits en 2013/2014. Déjà ces sociétés voient leur C.A. progresser de 68% en dix années, alors que l’économie est en panne pour la même période. Le résultat opérationnel et la marge reviennent à des niveaux oubliés en 2013 et 2014. 9,4% et 10,4%, c’est énorme puisque ce résultat s’applique à un C.A. en forte croissance. Couvrant une centaine de sociétés, l’embellie annoncée est due pour l’essentiel à une croissance tirée majoritairement par l’étranger. Si cette prévision se réalise, les price-earnings en diminution laisseraient la possibilité de voir la bourse progresser encore en 2013 et en 2014. Dommage pour tous ceux qui ont laissé passer le train en restant sur les obligations, l’or ou l’immobilier !!

Le Directeur de la BCE vient de déclarer continuer à soutenir l’économie par l’intermédiaire de taux d’intérêts encore plus bas, si la nécessité s’en faisait sentir. Mais il prévient les gouvernements que l’apaisement procuré par la BCE a ses limites : «La stabilité des marchés depuis six mois peut parfois» leur «laisser-penser» qu’ils ont « tout le temps devant eux pour faire les réformes. A tort, les tensions financières peuvent revenir»…En conséquence une politique monétaire plus  accommodante devrait peser sur les taux d’intérêts. En attendant, les banques peuvent se refaire une santé. Toutefois l’Europe n’a toujours pas une politique d’investissement sur de nouveaux créneaux.  Elle patine et s’enlise par son manque de projets. La contrainte budgétaire qui pèse sur les états les plus endettés les oblige à réduire les dépenses. Mais les dépenses en moins assurent des recettes en diminution au plan des rentrées fiscales, comme on l’a constaté dans plusieurs pays du sud. Sans parler de la difficulté à trancher entre la coupe des dépenses favorisant des entreprises ou des particuliers.

Aux Etats Unis, le discours de la banque centrale est inverse : l’économie progresse trop rapidement et une diminution de ses  interventions est à l’horizon d’ici 9 à 12 mois. Une nouvelle politique monétaire avec une hausse des taux d’intérêts serait la conséquence de la baisse du chômage.


Guy Muller

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Published by Guy Muller - dans Le commentaire du mois
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