Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 20:30

La bourse

Janvier 2012

 

Une remontée des cours brutale

En un mois, le CAC40 est passé de 2900 à 3300 points, alors que la situation économique reste préoccupante.  De nombreuses valeurs ont progressé de 20% en quelques jours, parmi celles qui décotaient le plus, avec des PER de 3 à 6. A l’approche des résultats pour l’exercice 2011 et des futures distributions de dividendes, le marché a constaté une divergence importante entre les déficits des états et la situation bien meilleure des entreprises.

 

Le retour de la hausse de misère

Lorsqu’une monnaie dévaluait, avant la création de l’euro, les actions progressaient rapidement, du montant de la dévaluation. La valeur des actifs d’une société varie en fonction de son activité. La dévaluation dopait les ventes jusqu’à ce que l’avantage compétitif  retrouvé soit annulé par la hausse du coût des importations. De la même manière, notre marché a perdu 50% de sa capitalisation en dix ans, alors que les entreprises ont connu une progression de leur chiffre d’affaires. Elles se sont aussi désendettées, au contraire des Etats, retrouvant ainsi un rôle de valeurs d’actifs solides. Mieux, en s’implantant à l’étranger, dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), elles sont devenues beaucoup plus rentables.

Le terme de hausse de misère signifie alors que la hausse des cours indexe globalement les cours sur l’inflation et les dérives monétaires. L’action représente un actif qui se régénère en permanence par ses amortissements, provisions, cash flow.

La création d’une TVA dite sociale, donnera un bol d’oxygène au marché semblable à une dévaluation. Encore faut-il que cette hausse soit bien calibrée et pas d’un trop faible niveau. Comme on l’a vu dernièrement, la hausse de misère est générale, elle ne valorise pas les qualités intrinsèques d’une valeur.

 

Des Etats aux abois

Ils génèrent une grande instabilité fiscale, car toujours en recherche de solutions propres à satisfaire les notateurs. La France a décidé toute seule de créer une taxe sur les transactions financières. Cette taxe Tobin devait taxer les transactions spéculatives, or ses modalités d’application, vont encore augmenter le poids des prélèvements sur les valeurs mobilières. En effet cette taxe devrait concerner les actions et les obligations lors de leur achat ou de leur vente. Bien que d’un faible montant, les organismes gestionnaires d’OPCVM sont montés au créneau pour expliquer que leurs placements n’ont aucun caractère spéculatif. Les placements monétaires rapporteraient 0,8% au lieu de 1%. Les assurances vie deviendraient encore moins intéressantes… Bref, ce n’est pas la spéculation qui serait atteinte, mais bien l’investissement à long terme. La Cour des Comptes vient de publier un rapport qui exprime des doutes sur l’efficacité de l’assurance-vie qui ne contribue pas à la croisance.

Après avoir avancé la création de la TVA sociale, certains parlementaires ont dit préféré une hausse de la CSG. On le voit, le champ des possibles est toujours ouvert dans le sens d’une aggravation continue de la fiscalité…

 

La dégradation de notation des pays par Standard & Poor’s a été réfutée par les politiques, sans aucune nuance. Or l’agence de notation a explicité sa vision des choses, réfutant l’argumentation trop orthodoxe des Etats. L’accord du 9 janvier entame un processus de réforme basé sur le seul pilier budgétaire. Cet accord s’avère autodestructeur car augmentant l’inquiétude des consommateurs quant à leur emploi et à leur revenu, réduisant la demande intérieure, conduisant in fine à une baisse des recettes fiscales.

L’agence indique qu’il faut aussi rééquilibrer les échanges et lutter contre le déficit des balances commerciales en Europe. Elle préconise l’établissement d’un calendrier moins rapide et plus étalé pour le rétablissement des déficits.

Ces préconisations vont donc à l’inverse d’une pratique d’annonces multiples et irréfléchies de  la part de politiques soucieux d’occuper le terrain dans les perspectives électorales sui leurs sont propres.

 

Le pacte de régulation des déficits

Après sa perte des trois A, la France est désormais dégradée aussi au plan de la négociation du futur traité. C’est ainsi que l’Allemagne a commencé le 23 janvier une négociation avec les autres pays pour la rédaction du futur texte. Les réticences sont nombreuses quant aux sanctions à mettre en œuvre vis-à-vis des pays qui déraperaient. Cette mise sous tutelle est déjà rejetée par plusieurs pays au nom de leur souveraineté. Nous arrivons à l’essentiel du débat après dix ans de discours inefficaces. Avec une vraie banque commune, l’Europe deviendrait fédérale, situation déjà rejetée par la Grande Bretagne. Ce fédéralisme imposerait une communauté de vues au plan de la gestion économique et sociale. La possibilité d’exercer des sanctions, par qui et à quel niveau, est au cœur du prochain débat.

Pour le moment, l’accalmie sur le front monétaire, ne doit pas cacher les difficultés rencontrées et les difficultés futures. La Grèce qui hésite à accepter que les investisseurs se coupent les bras avec 70% de dépréciation de leurs créances, donne un très mauvais exemple. Le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France doivent espérer, lors de chaque échéance, que leur masse de dettes puisse être refinancée sans à coup.

En conséquence, rien n’est définitivement réglé, tant que le volume de la dette continue à progresser. Pour réduire la dette, elle doit être inférieure à 3%, au-delà elle continue de croître. Comme en 2012, nous en serons toujours à 4,5%, il faudra recourir à des emprunts dont le volume continue à augmenter. En dépit d’une embellie, le risque en 2012 reste qu’un pays se trouve mis en difficulté lors d’un placement d’obligations. Tout repose en fin de compte sur la solidité des FESF et MES qui sont chargés d'assurer la liquidité du marché. 

 

Guy Muller

 

Par Guy Muller - Publié dans : Le commentaire du mois
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:38

La Pépinière

Janvier 2012

Notre pépinière a subi l’évolution générale des cours sur un marché abandonné par plusieurs millions d’actionnaires. Les nouveaux venus en bourse, issus pour la plupart des dénationalisations, sont repartis écœurés par l’importance de leurs pertes. Dans cette fuite, ils ont été accompagnés par les retraits effectués dans les fonds communs de placements, qui ont dû accroître leurs liquidités. Près de 300 Fonds ont aussi disparu. La recherche de liquidités a donc pesé sur les cours, d’autant plus fort que l’investissement concernait de petites sociétés, dont le volume des échanges était faible. Ce phénomène est attesté par l’évolution générale des marchés, puisque les petites valeurs ont baissé plus que les grandes.

Sur deux ans, notre pépinière reste positive, alors que le CAC a perdu plus de 20% durant la même période, mais avec un résultat inférieur à un placement sur livret.

Un avenir assombri par les excès de la fiscalité

L’impôt sur les sociétés qui devait passer de 33 à 36%, a été haussé à 38%. Les revenus et les plus-values seront taxés à 32,5%. On voit que les politiques ne comprennent toujours rien au fonctionnement des marchés.

Au niveau micro-économique, il y a une amplification spéculative des risques anticipés, qui met les nerfs des actionnaires à l’épreuve. Ils sont touchés tout d’abord par une sur-évaluation des entreprises dénationalisées. L’Etat a de ce point de vue très bien géré la spoliation des actionnaires, sans toutefois diminuer sa dette. Les banques, l’énergie ont transféré les risques aux petits porteurs. Comme la société japonaise Tepco en voie de nationalisation, les AREVA, EDF, GDF sont prises dans un étau. Celui d’une imprévisibilité croissante de leurs coûts et de leurs tarifs. Quand à la gestion calamiteuse des banques, elle est le fruit d’une imprévoyance et d’une précipitation de certaines dans l’arène de la spéculation mondiale. Dexia, Natexis, les banques populaires, le Crédit Agricole, la banque Postale, n’avaient rien à gagner à modifier leur statut de banque de dépôt. De par leur spécialisation ou de par leur statut mutualiste elles étaient protégées. Puis elles ont voulu copier des schémas de fonctionnement exogènes et dangereux. De ce fait elles se retrouvent toutes dégradées, de plusieurs points pour certaines.

Si en période de croissance il y a toujours une valeur décevante sur dix titres, ce risque est atténué par la diversification des placements. En période de crise, le risque augmente, l’épargnant peut perdre sur deux ou trois valeurs. Taxer d’un tiers un gain certain est acceptable, mais taxer d’un tiers des gains hypothétiques et aléatoires, devient une folie. Taxer à 32,5%  le revenu ou les plus-values d’un placement qui sera perdant sur deux ou trois valeurs, c’est amputer de 50 à 60% les gains potentiels d’un portefeuille. Personne ne peut l’accepter, surtout si l’impôt sur les sociétés progresse simultanément de 15%, et si certains secteurs doivent payer une sur-imposition, ce qui sera le cas pour les immobilières.

Quel a été le gain en 2011, avec 17% de baisse moyenne sur l’année ? Quel est le gain réalisé sur les dix dernières années pendant lesquelles le CAC est passé de 7000 à 3100 ? La fiscalité devient alors une stigmatisation inutile pour des personnes qui créent l’emploi en répondant aux augmentations de capital. Aux cours actuellement dépréciés, l’augmentation de capital devient impossible, ou alors en diluant fortement le bénéfice par titre. Il faut bien comprendre que l’investissement en bourse de long terme est désormais asphyxié par des prélèvements en progression continue. 

Une fiscalité qui pèsera sur le développement économique

Cette croissance qui ralentit rendra plus difficiles les rentrées fiscales, à un tel point, que de nouvelles idées apparaissent : TVA sociale, hausse encore de la CSG. Toutes ces mesures auront d’ailleurs un rendement décroissant au fur et à mesure de leur mise en place.

En conséquence, l’investissement en bourse, exige une stabilisation des  règles fiscales. Le système actuel est en fin de course : conduit par des amateurs de bonneteau. Ceux qui possèdent un portefeuille ont intérêt à attendre des jours meilleurs. Mais pour les nouveaux venus, je leur conseille d’attendre, une restauration de la confiance. Sans stabilité fiscale rien de bon ne peut advenir. La dégradation des notations des Etats est la juste mesure de leurs dérapages. En se donnant une marge de manœuvre de 6% de déficit par rapport aux 3% des traités, les responsables politiques ont obéré l’avenir pour eux-mêmes et pour leurs successeurs.

           
           

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

 

d'achat

 

actuel

value

cours

           

Affine

14,3

10

12,5

-12,6%

21

Axa

15,76

5,5

10,21

-35,2%

18

HF Company

15,7

6,5

6,3

-59,9%

12

France Télécom

14,3

8

12,2

-14,7%

21

GDF-Suez

26,59

11

21,31

-19,9%

32

Maurel

9,77

9

11,77

20,5%

18

Médica

15,5

13

12,87

-17,0%

18

Pages Jaunes

7,12

5

2,84

-60,1%

9,5

Total

36,08

8

39,2

8,6%

45

Sequana

9,72

5

4,4

-54,7%

11

Progression moyenne

   

-20,4%

 

Plus-value sur titres vendus

     

22,3%

 
       

1,9%

 

Cours arrêtés au 31 décembre 2011

         

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

 
           

2011

Achat

Vente

Différence

   

CDA

20,65

22,8

10,4%

   

Danone

43,1

53,6

24,4%

   

Sanofi

42,66

54,6

28,0%

   
     

20,9%

   
           
           

2010

Achat

Vente

Différence

   

Total

39,87

44,6

11,9%

   

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

   

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

   

SES Global

12,9

17,9

38,8%

   

Neopost

54,85

65

18,5%

   

Rallye

19,8

32

61,6%

   

Progression

   

27,8%

   
Par Guy Muller - Publié dans : La Pépinière
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 19:06

La bourse  

décembre 2011

 

 

Des sommets "historiques" décevants

Les cours de bourse actuels reflètent une piètre confiance pour l’avenir proche et lointain. La cure d’austérité s’aggrave car les décisions politiques visant à réduire les déficits sont reportées à un accord sur un traité à venir. Ce traité est prévu pour mars prochain et un délai important en suivra l’acceptation par les Etats. Le dernier sommet a donc énormément déçu, puisqu’il repousse l’échéance à 18 mois. Ce délai est donc incompatible avec le calendrier économique qui poussera les taux d’intérêt à la hausse. Ainsi, alors que la règle d’or doit être transposée dans les pays membres de l’euro, elle est loin d’être adoptée par ses promoteurs. C’est ainsi que le déficit en France pour 2011 est de 5,7% et sera de 4,5% en 2012. En conséquence la marche prévue pour 2013 est très haute : passer de 4.5 à 3% c’est reporter la difficulté sur d’autres responsables. C’est dire que les promoteurs de la règle d’or ont été les premiers à se donner d’importantes marges de manœuvre avec 6% de déficit pendant toute la durée de leur gestion. La perte inéluctable de notre bonne notation est une conséquence de ce laisser-aller…  

L’annonce d’une modification du traité en mars prochain est une grande déception car les opinions publiques auront l’occasion d’intervenir dans le débat. Certains pays verront leur coalition au pouvoir voler en éclat. En mars qui sait combien de pays seront d’accord sur les décisions prises par l’Allemagne et la France ? D’autant plus que le délabrement économique de la zone euro sera en pleine extension. Il faut bien comprendre que toute augmentation de la fiscalité diminue la croissance et donc les revenus des états. Nous n’apprenons décidément rien des évolutions en cours en Grèce, Espagne, Portugal, Islande et Irlande. Lorsque l’Italie et la France auront rejoint la cohorte des pays dévalués par la progression de leur endettement et la hausse de leurs taux d’intérêt, plus personne ne tirera l’économie de la zone euro.

 

Les effets d’annonce cachent la progression continue de nos dettes. En 2011, en 2012 et 2013, la France devrait dépasser les 92% d’endettement rapporté au PNB annuel. Mais ces chiffres ne signifient rien, la réalité sera pire, de par les garanties et cautions données. Si tout le monde semble d’accord pour déployer de nouveaux moyens : FESF, MES, FMI, ces moyens exigent de nouveaux apports en capitaux, accroissant le risque de défaut de remboursement. Si le FESF a acheté 200 milliards d’euros de dette grecque, la France a perdu 50% de cette dette sur sa participation de 21% au capital du fond. Créer de nouvelles enveloppes ou les augmenter exigera un recours accru au marché. Nous avons aussi donné une garantie de dix milliards d’euros à la banque Dexia, garantie qui s’ajoutera à l’effacement des dettes des collectivités locales, piégées par les emprunts dits toxiques. Or l’Etat vient de prendre la décision de diminuer de 10 milliards l’aide aux collectivités locales. Il ne faut pas exclure un appui ponctuel accordé à une banque défaillante.

Au-delà du déficit premier conséquence de la mauvaise gestion du budget, il faudra ajouter les pertes extérieures liées au soutien des autres monnaies. L’Allemagne a refusé pour ces raisons d’augmenter les moyens du FESF et du MES pour réduire le risque d’un défaut de remboursement.

Avec des échéances de l’ordre de 500 milliards d’euros à recycler en 2012, le risque pour l’Europe est bien de ne plus trouver de prêteurs aux taux actuels.

 

Pour la bourse : un avenir bouché

Alors que de nouveaux efforts fiscaux seront demandés après l’alternance politique, nos dirigeants ont fait beaucoup pour détourner les petits porteurs de l’investissement dans l’économie et l’emploi.

Citons l’impôt sur les sociétés porté de 33,3 à 38,3% ce qui diminuera d’autant le montant des dividendes à verser. La hausse continue de la CSG-RDS passés au global de 25 à 32,5%, la suppression des franchises sur les plus-values et la suppression de l’abattement sur les faibles revenus.

 

Mais à un niveau inférieur, il y a eu les interventions sectorielles, souvent condamnées par les tribunaux. Le gaz, l’électricité, le pétrole font l’objet de décrets de modération, même si les conditions économiques ont changé. La pharmacie doit aussi connaître une régulation de ses prix sans compter des déremboursements continus. Les foncières seront soumises à une fiscalité spécifique avec un prélèvement de 40% et leur éviction des PEA. Ces interventions permanentes ajoutent de nouveaux handicaps à des sociétés qui paient déjà un impôt accru !

L’horizon actionnarial recule sans cesse. Faut-il rappeler la loi de 2006 qui devait supprimer l’imposition des plus-values à long terme, désormais supprimée à l’occasion du budget 2012 ? Du fait de la hausse des prix, on taxe donc des plus-values inexistantes.

 

Ces interventions incessantes de l’Etat suppriment toute visibilité aux investisseurs au plan macro-économique comme au plan micro-économique. Plus de deux millions d’actionnaires ont déserté la bourse, combien en restera-t-il en fin de crise ? Qui acceptera désormais l’incertitude fiscale (le passé a enrefistré une hausse régulière des prélèvements tous les ans), l’incertitude pesant sur les secteurs entiers de l’économie. A quoi bon parler du maintien du nucléaire si les cours d’Areva et d’EDF sont devenus affligeants ? Comment restructurer le capital des banques avec les cours dépréciés actuels ?

Comme l’augmentation de la fiscalité globale aura un effet de freinage rapide de nos économies la résorption des déficits entraîne une décroissance délibérément organisée ?

 

Ce site a voulu démonter l’intérêt de l’investissement en bourse. Il se trouve entravé par une situation nouvelle et étrange. Ceux qui devraient défendre les valeurs de l’investissement à long terme en détruisent chaque jour les fondements. Il faut donc attendre une restauration de la confiance par des dirigeants plus respectueux de la parole donnée. En conséquence l’investissement en bourse doit suivre la dégradation d’estime qui lui est actuellement infligée.

 

Guy Muller

Par Guy Muller - Publié dans : Le commentaire du mois
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 11:07

 

Un tour de vis énorme jugé insuffisant par Bruxelles

Le nouveau plan de résorption du déficit de la France, en dépit d’un niveau de fiscalité important, ne suffira pas à enrayer la progression du déficit pour l’année 2012. Ce déficit devrait encore progresser de 1 à 1,5, au delà des 85%.

L’impôt sur les sociétés est porté à 38,3%, en hausse de 5%, d’un seul coup, soit 13% majoration. Ce prélèvement annule deux années de progression des bénéfices des sociétés, pour les mieux loties !!

Le prélèvement libératoire passe lui de 19 à 24 %, soit une hausse de 26% en une année. Depuis 2007 ce taux sera passé de 15 à 24%, soit une progression de 60%. Les prélèvements sur revenus passent de 31,3% à 37,5%, soit plus de 20%. Le pompon est détenu par la fiscalité immobilière (entendre la vingtaine des conventionnées) pour lesquelles le prélèvement atteindra les 40% dès 2012.

Doit-on rappeler que ceux qui ne devaient pas augmenter les impôts ont précédemment supprimé l’abattement forfaitaire sur les revenus de dividendes et l’abattement sur les plus-values, dès 2011 ?

Avec une baisse de la bourse de 20% en 2011 et une baisse de l’ordre de moitié en dix ans, nos dirigeants montrent leur méconnaissance des marchés. Nombre des majorations prévues s’avéreront inopérantes et nécessiteront donc de nouveaux prélèvements tout aussi inutiles.

 

La dette flambe du fait des cautions extérieures

En dépit des sacrifices exigés, le niveau du déficit prévisible pour l’année 2012 sera supérieur à 4,5%. Or au-delà de 3%, la masse des emprunts continue à croître, de façon inéluctable. Quelle sera alors la fiscalité qui permettra de passer à zéro déficit en 2017 ?

Le cumul de ces taxes et l’augmentation de la TVA et de divers autres prélèvements nous donne l’assurance d’une conjoncture très affaiblie dans les deux prochaines années. Mais la hausse des taux d’intérêts obligataires, les cautions données au FESF, ou à Dexia (10 milliards pour cette seule banque), nous assurent que la dette croîtra pour des facteurs extérieurs. A titre d’exemple si le FESF a racheté 200 milliards de dette grecque, la France en est caution pour 21% pour une défaillance déjà actée de 50%. Notre perte est donc de 20 milliards auxquels s’ajoute divers prêts hors FESF pour 32 milliards. Au total, la dette de la France se sera accrue de 62 milliards, au titre des seuls engagements extérieurs. Or l’Italie, l’Espagne et la France entrent dans le cyclone de la hausse des taux d’intérêts. La France acquitte une prime de risque de 200 points supérieurs à la prime payée par la monnaie la plus forte. Comment payer une dette à 5%, alors que les 3% étaient déjà difficiles à gérer ?

 

Le seul conseil que je puisse donner c’est d’éviter de jouer avec les nouveaux maîtres d’une économie devenue folle, ingérable et très adaptée à multiplier le nombre des sans emplois. En s’en prenant à l’épargne des plus petits, l’Etat vide le marché des Epargnants les plus stables, les plus nécessaires aux entreprises. C’est l’épargne longue qui crée l’emploi, non la spéculation au jour le jour. Justement, parlons de la dernière manifestation des législateurs intervenue la semaine dernière. Monsieur Carrez a supprimé l’engagement de l’Etat de protéger les plus-values générées par une épargne longue. Cette décision avait été adoptée par le Parlement en 2006 à la condition que les actions soient détenues de façon continue. Sa justification était que les plus-values étaient imposées sans qu’il soit tenu compte de l’inflation. Cette exonération prévue au bout de cinq ans de détention avait été reportée à 6 et 7 ans. Elle est désormais complètement supprimée.

 

Les actionnaires attendent la restauration de la Confiance

Nous attendrons pour investir  la venue de responsables plus au fait des mécanismes à long terme. Au fond, Jacques Delors dès 1983, avait restauré la confiance tout en créant le second marché qui avait été une pépinière d’entreprises à fort potentiel. La fiscalité était modérée pour toute épargne de long terme. La bourse avait quadruplé en 10 années. Mais c’était un socialiste… Nos capitalistes libéraux ont eux perdu en route 2 à 3 millions d’actionnaires. Ces actionnaires, nouveaux pour l’essentiel, ont connu de sévères pertes sur l’ensemble des valeurs mises sur le marché après dénationalisation. Natixis a perdu 90% de sa valeur, Dexia 99%, toutes les bancaires ont chuté lourdement, surtout si l’on tient compte des appels au marché pour recapitalisation (passés et à venir). Les valeurs de l’énergie sont à des niveaux catastrophiques : EDF, GDF, Areva. Les valeurs des Télécommunications sont aussi à des prix bradés : France Télécom, Vivendi, Bouygues, tout comme les TF1, M6… Certaines valeurs ont complètement disparu de l’horizon : Péchiney, Arcelor, Assurances AGP, AGF. Faut-il évoquer le passage d’Air France à moins de 5 euros ?

Les actionnaires ont déjà voté avec leurs pieds, sanctionnant une politique désastreuse, fruit de l’absence d’ambition industrielle, voire de la fin des grandes innovations provenant de notre sol. L’hebdomadaire « Le revenu » de cette semaine publie un sondage qui montre que plus de 80% des actionnaires sont mécontents de la fiscalité qui les concerne directement.  Autant dire que le travail de destruction de valeur déjà constaté sur les dix dernières années, se poursuit avec la création d’une fiscalité instable. L’absence de lisibilité fiscale, même à très court terme, parachève la démolition de la confiance des épargnants.

 

Guy Muller

Par Guy Muller - Publié dans : Le commentaire du mois
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 17:21

La Pépinière  

novembre 2011

 

Bonjour,La politique vient encore de faire des dégats considérables dans l’opinion des investisseurs. Ce sont encore trois nouvelles mesures qui interviennent pour réduire l’importance de nos déficits.

1.     Hausse d'impôt pour les détenteurs de sociétés d'investissement immobilier

Bercy a donné son accord à un amendement supprimant l'abattement de 40 % d'IR pour les personnes détenant des actions de SIIC. Le gain pour l'Etat représenterait plusieurs centaines de millions d'euros.

Les députés de la commission des Finances ont adopté des amendements au budget 2012 qui durcissent la fiscalité des sociétés d'investissement immobilier cotées (SIIC). Selon nos informations, ils ont l'aval de Bercy.

Actuellement, lorsqu'une personne achète des actions et perçoit des dividendes, elle acquitte l'impôt sur le revenu après application d'un abattement de 40 %, permettant d'effacer l'impôt sur les sociétés déjà payé par l'entreprise. Or, les sociétés d'investissement immobilier cotées ne paient pas l'impôt sur les sociétés sur les bénéfices distribués. Il n'y a donc pas de raison de maintenir cet abattement de 40 % d'IR pour les personnes détenant des actions de SIIC. Ces titres devaient sortir des PEA avant la fin 2013.  Cette annonce intervient alors que la fiscalité immobilière de ces sociétés avait fait l’objet du paiement d’une exit tax au titre de l’ensemble des plus-values réalisées, inscrites. Cependant, le plus grave dans cette décision, est la fiscalisation globale de l’ensemble du revenu des sociétés immobilières sans tenir compte des deux éléments qui composent ce revenu. Une part représente le montant des loyers et une autre part représente la plus-value. Imposer de la même manière ces deux éléments constitue une aberration économique.

  1. La fixation du tarif de GDF pour 2011 par le Gouvernement, ignore une décision précédente qui établissait une formule paramétrique pour les évolutions tarifaires. Cette fixation ne dépendait plus de l’Etat. Eh bien ce mécanisme est annulé. GDF se retourne devant les tribunaux. La sortie du nucléaire de la Belgique supprime les accords conclus sur l’extension de dix ans de la durée de vie des centrales. Comme la Belgique ne souhaite pas indemniser GDF, nous aurons un nouveau recours contentieux….

L’envol du coût des centrales nucléaires de nouvelle génération est aussi un élément d’incertitude sur le vrai et futur prix de revient de cette énergie. Alors que le prix de revient d’un Mégawath avait été fixé à 31 euros, puis à 42 euros par la loi Nome, le prix après EPR serait de 80 euros. Etonnons nous de l’évolution catastrophique des cours des valeurs directement impactées : Areva, EDF, GDF-Suez.

 

  1. L’augmentation de l’impôt sur les sociétés de 33 à 36% est encore une mesure qui rompt avec les promesses du Président de la République. En effet il avait estimé que le partage des profits devait être divisé en 3 parties égales de 33%. Un tiers pour les salariés, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour l’Etat. L’Etat augmentant son prélèvement, il diminue d’autant la part des actionnaires et des salariés. L’impôt sur les sociétés étant un impôt qui précède l’impôt du à l’IRPP, il en résulte une double imposition sur les personnes physiques !

Les conséquences pour notre Pépinière

Que devient l’intérêt des particuliers pour la bourse lorsque la fiscalité change constamment ? Faut-il s’étonner de la disparition en France de 2,5 millions d’actionnaires ? Simultanément Affine, GDF-Suez, sont concernés par les mesures expliquées précédemment. Après quoi Total a subi des mises en gardes répétées sur ses profits et sur le prix des carburants. Lorsque France Télécom publie ses résultats, les tableaux comparatifs font apparaître l’impact des décisions de l’Etat sur les tarifs : hausse de la TVA, baisses du 1er juillet, etc. Quand en finira-t-on avec une politique de prix administrés ?

 

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

d'achat

actuel

value

cours

Affine

14,3

10

14

-2,1%

23

Axa

15,76

5,5

10,5

-33,4%

18

HF Company

15,7

6,5

7,67

-51,1%

12

France Télécom

14,3

8

12,6

-11,9%

21

GDF-Suez

27,42

11

20,1

-26,7%

32

Maurel

11,85

9

15,1

27,4%

18

Médica

15,5

13

14,2

-8,4%

18

Pages Jaunes

7,12

5

2,8

-60,7%

9,5

Total

36,65

8

37,2

1,5%

45

Sequana

9,72

5

4

-58,8%

11

Progression moyenne

-18,7%

Plus-value sur titres vendus

22,3%

3,6%

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

2011

Achat

Vente

Différence

CDA

20,65

22,8

10,4%

Danone

43,1

53,6

24,4%

Sanofi

42,66

54,6

28,0%

20,9%

2010

Achat

Vente

Différence

Total

39,87

44,6

11,9%

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

SES Global

12,9

17,9

38,8%

Neopost

54,85

65

18,5%

Rallye

19,8

32

61,6%

Progression

27,8%

Par Guy Muller - Publié dans : La Pépinière
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 18:28

 

Le Radeau de la Méduse en Octobre

 

Bonjour,

Depuis 15 ans que je tiens une rubrique économique critique à l’égard de nos dirigeants, sous l’intitulé du Radeau de la Méduse, j’avoue ne pas toujours être bien compris.

Comme le radeau de la Méduse représente une histoire véritable mais, figure aussi une allégorie représentative des dangers de la mer, j’ai voyagé cet été et je me suis rendu  en certains lieux.

CIMG4371---Copie.JPG

Ainsi, je suis allé au cimetière du Père Lachaise, me recueillir sur le tombeau de Gérôme Géricault, puis je suis allé voir l’exposition Mayas, avant de visiter deux musées dont les toiles s’inspirent de drames maritimes.

La situation critique de l’euro et de nos économies m’a semblé trouver des issues dans notre passé. Lorsque le navire sombre, le capitaine figure au nombre des victimes. Lorsque le capitaine fait fausse route à la tête d’une banque, il en change ou devient ministre. Lorsque le capitaine est chef d’Etat, le pays disparait ou, ce qui revient au même, la délimitation de son territoire en est modifiée. Un système peut disparaitre entièrement d’un seul coup. Le conte suivant est issu d’un rêve.

La crise comme on ne vous l'a jamais expliquée

La crise des ânes

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Acte 1. Au foirail. 

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.  Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait  cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait.  Les paysans  le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et  ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine  réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et  là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs  bêtes. Les  jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait  vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu’il n’en restait  plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans  huit jours et il quitta le village. Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter  et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 €  l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la  semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.  Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent  prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les  villageois se retrouvèrent avec des ânes sans  valeur, endettés jusqu’au  licol.

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Acte 2. Le Crédit local-Dexia
Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur  emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis  loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci  pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne  rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger  le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune. Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux  habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au  banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant.

Or  celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un  trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous  se trouvèrent  proches du surendettement. 

 Acte 3.  Les économistes préconisent un remède de cheval

Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux  d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces  dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car  elles avaient connu les mêmes infortunes.  Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent  de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les  programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge  de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on  baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce  des ânes. Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le  banquier et les deux  escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés. 

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne  électorale des maires sortants. Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les  villageois.

 

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

 

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Par Guy Muller - Publié dans : Le radeau de la Méduse
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 18:30

Bonjour,

 

Vous avez pu lire sur ce site mes propos pessimistes sur la situation réelle des banques. La faillite de Dexia montre bien l’incompétence de nos dirigeants bercés par la tendre musique émise par certains responsables.

 

 

Les banques en danger… suite

Pierre Mariani, le patron de Dexia n’hésitait pas à dire : «Nous avons retrouvé notre pleine autonomie de financement, attestant de la solidité des progrès accomplis en termes de structure financière.» En juillet dernier, Dexia passait haut la main les ≪stress-tests », pour annoncer, en aout, un retour aux bénéfices dès le troisième trimestre ! Notre charmante ministre des Finances nous assurait aussi dans les mêmes termes avant de découvrir une réalité inverse grâce à ses experts du FMI.

Nous allons devoir constater, outre une perte sèche sur la mise au capital lors de la crise de 2007, une nouvelle recapitalisation qui portera sur 100 milliards d’actifs toxiques. Et ce n’est qu’un début puisque les créances sur dettes souveraines des Etats n’ont jamais été intégrées aux stress-tests. Médiapart a expliqué cette semaine comment les banques françaises ont distribué 10 milliards de bénéfices fictifs au lieu de renforcer leurs fonds propres. La réponse de nos irresponsables à cet état de choses va sans doute consister à adosser Dexia à la Caisse des Dépôts (allégée en 2011 de 1 milliard) et à La Poste. Pour ne pas faire apparaître les pertes, le légo financier se poursuit, en punissant les survivants de la crise. Monsieur Pérol qui est à l’origine de la création de Natixis appartient à la catégorie des prêcheurs libéraux qui ont forcé le monde mutualiste à affronter les vents du large. Il a pu ainsi permettre une confusion entre les fonds déposés par les épargnants et ceux de la spéculation (BFI). Or toutes les banques sont en train de sortir de ce schéma en se séparant rapidement de leurs actifs spéculatifs. Cette semaine, le Crédit Agricole a cédé 50 milliards d’actifs spéculatifs, après que toutes les autres banques aient réalisé les mêmes retraits. Selon la formule en cours « les banques ont réduit la voilure »…

Avec de nouvelles dégradations des notations de l’Italie, de l’Espagne on voit que les périls se rapprochent de nous et de notre gestion bâclée.

 

Des actions devenues très bon marché

Bizarrement, le marché a été rassuré par de nouvelles extensions des garanties accordées par les Etats, il en est résulté une hausse rapide cette semaine. Le paradoxe tient dans la restauration des comptes des sociétés, lesquelles ont mieux géré la récente pause dans la crise, que les Etats.

Les excès dans la baisse ont provoqué la venue d’acheteurs qui interviennent à chaque point bas. Il en résulte d’énormes variations au jour le jour. On ne peut que constater que le marché vient de rebondir pour la quatrième fois après un creux vers les 2850.

 

Des OPA sont intervenues sur la Vermandoise de sucreries et sur Pithiviers. L’offre était supérieure de 120 à 160% à la valeur du dernier cours côté. Cet exemple montre bien qu’un courant acheteur fort reste à l’affut des occasions offertes. Axa qui avait atteint le cours de 7,88 a ainsi rebondi à 11 euros en très peu de temps soit + 42%, dès l’annonce du maintien de sa progression des bénéfices de 10% par an jusqu’en 2015.

 

Je tiens à rappeler que le rendement des valeurs devient un élément majeur dans le soutien des cours. Or le rendement est masqué par l’évolution du CAC40, qui n’en tient pas compte. Ainsi les détenteurs de portefeuilles à rendement élevé sont loin de suivre l’évolution globale du CAC. Prochainement,  je publierai le rendement de la pépinière qui est supérieur à 8%, rendement qui a réduit les pertes constatées d’autant.

Il existe un secteur très réactif vis-à-vis du rendement, celui des valeurs immobilières, dont les décotes par rapport à leur actif net atteignent  30 à 50%. Ce qui offre des rendements très intéressants et protecteurs.

Le paradoxe est que les conseils financiers déconseillent en ce moment les actions au profit d’obligations dont le rendement diminue d’année en année, en attendant les dépréciations à venir sur de nombreux pays.

 

Guy Muller

Par Guy Muller - Publié dans : Le commentaire du mois
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 10:15

La Pépinière  

septembre 2011

 

Bonjour,

La bourse subit une nouvelle fois les conséquences de l’imprévoyance des hommes politiques. Comment les politiques pourraient-ils réguler des marchés qui les dominent ? Il y a loin du discours de Toulon qui promettait une organisation de la surveillance des banques à la situation actuelle. Chaque jour nous apprenons que de nouveaux Madoff continuent à se moquer du monde. Lorsque l’on nous dit que les banques sont solides, qu’elles ont accès par exemple au dollar.. nous apprenons le lendemain que les banques centrales ont du organiser leur liquidité.

Les Etats Unis et la Grande Bretagne décident en ce moment de revenir à la spécialisation des banques entre banques de dépôt et banques d’investissement, pour éviter la spéculation et la faillite du système.

L’Europe choisit de communiquer régulièrement en réunissant ses dirigeants sans pouvoir créer un retour à la confiance. La communication se substitue aux plans d’actions indispensables faute d’un accord entre pays nombrilistes.

L’absence de liquidité a conduit les banques à en trouver en bradant nombre de sociétés et en pesant sur un marché délaissé. Nous retrouvons donc les composantes permanentes d’un marché déséquilibré :

-         Une politique stupide qui ostracise le placement en actions avec une augmentation continue de la CSG et la suppression de seuils de non imposition,

-         Une politique qui prétend diminuer l’ISF en dépit d’une baisse de 30% du cours des actions, voire de moitié en 10 ans,

-         Une politique qui dessert l’investissement à long terme par une fiscalité ne tenant même pas compte de l’inflation,

-         Des régulations tarifaires permanentes qui diminuent les bénéfices dans de nombreux domaines : télécoms, énergie, pharmacie,

-         Des invectives systématiques contre certaines entreprises ciblées : Total, GDF.

Les actionnaires français ont compris le message qui est un anti-marketing actionnarial permanent : 2 à 3 millions d’actionnaires en moins. Cette disparition diminue la contrepartie possible et exagère les variations de cours. En effet les particuliers placent de façon stable au contraire d’autres spéculateurs qui peuvent changer de terrain de jeu.

 

La Pépinière

Elle a supporté l’importante baisse des cours survenue au cours de l’été. Il n’y a eu aucune publication de cours pendant cette période. Il fallait attendre une stabilisation sur un point bas. Le marché vient de marquer

un triple top à la baisse comme il avait marqué un autre triple top à la hausse en juin. Ces figures donnent une idée de l’évolution du marché : blocage à 4 500, avec un brutal retour vers les 2900. A ce niveau, une consolidation latérale est possible, car le rendement des actions a fortement progressé. Les bénéfices progressent encore de 10% cette année. Toutefois la tendance est à la baisse car les plans de réduction des déficits commencent à avoir un effet récessif. Une recapitalisation des banques aura aussi un impact encore plus réducteur sur la croissance.

 

L’évolution défavorable des bourses dans le monde et les perspectives de diminution de l’activité économique doivent nous sensibiliser à observer plus attentivement les résultats annoncés pour le premier semestre de l’année. Nous avons vendu dans d’excellentes conditions Danone (53,6) et Sanofi (54,6), lorsque la bourse était au plus haut. http://boursitude.over-blog.com/article-la-pepiniere-en-juillet-78974652.html

Les liquidités obtenues n’ont donc pas supporté la baisse de l’été. Un portefeuille doit « respirer ».

 

Les résultats semestriels

Affine. L’ANR de cette valeur est de 30 euros et son bénéfice économique triple. Le bénéfice économique tient compte des plus-values enregistrées. Avec un dividende prévu d’1,50 euros le rendement est de 10%.

 

France Télécom. L’implantation internationale compense la diminution du CA en Europe. Avec 213 millions d’abonnés et une poussée de 11 millions d’abonnés par an, des économies dans la politique d’achat sont programmées par une centralisation des achats avec Deutsch Telecom. Bouygues et SFR qui n’ont qu’une implantation en France souffrent avec une baisse de 10% des bénéfices. L’accroissement de la concurrence en Europe s’opère sur des marchés sans croissance.

 

Maurel et Prom. Le doublement du bénéfice suit la progression des volumes produits. Le cours de 13,30 valorise peu les bénéfices 2011 : 1,60 et 2012 : 2,20 euros.

 

Médica. Il s’agit d’une valeur de croissance qui devrait délivrer 15% par an pendant plusieurs années. Le secteur des maisons de retraite ne souffrira pas d’une récession. Le bénéfice semestriel a été multiplié par sept.

 

Total. La progression du bénéfice de 30%, les nombreuses découvertes de gisements, ne sont pas prises en compte. La distribution d’un dividende trimestriel n’influe pas le cours. Mais, comme pour GDF, l’Etat maîtrise trop une surveillance tarifaire qui nuit à ces valeurs. Total doit conserver des raffineries inutiles (transfert de l’essence vers le diesel). Total et Vivendi perdent l’avantage du bénéfice mondial consolidé.

 

France Télécom. Un rendement de 11% ne suffit pas a arrêter la descente aux enfers. Et pourtant c’est le seul opérateur qui peut compenser grâce à l’étranger les pertes de recettes dues à l’Etat. Les autres opérateurs français : SFR et Bouygues perdent 10% sur leur bénéfice semestriel. L’augmentation de la TVA a été mortelle, tout comme les diminutions tarifaires programmées chaque 1er juillet en France.

AXA. Subit la défaveur des financières à cause d’un portefeuille essentiellement obligataire. Là le marché se trompe car une défaillance des pays se reporte intégralement sur ses produits. Ce sont les clients qui perdront de la valeur sur les placements collectifs : SICAV, fonds de retraite, etc.

A preuve, le bénéfice du semestre a triplé…

 

Valeurs impactées par la crise.

HF et Sequana. Ces valeurs ont émis des avertissements de baisse de résultats.

Pages Jaunes. Cette valeur de fort rendement continue ses achats pour multiplier ses points d’accès Internet.

 

Le tableau suivant montre l’impact de la crise sur notre portefeuille. En 20 mois, la bourse a baissé de 23,5%. Notre portefeuille aurait presque eu la même évolution s’il était resté immobile. Ce sont les ventes réalisées en plus-value qui changent radicalement la donne !!  Mais 4,6% de plus-value ce n’est guère mieux que le livret de caisse d’épargne.

Il faudra revoir la composition du portefeuille pour diminuer son exposition au risque de récession.

 

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

d'achat

actuel

value

cours

Affine

14,3

10

15,8

10,5%

27

Axa

15,76

5,5

9,7

-38,8%

18

HF Company

15,7

6,5

8,03

-48,9%

15

France Télécom

14,3

8

12,11

-15,3%

23

GDF-Suez

27,42

11

21,1

-23,0%

32

Maurel

11,85

9

14,06

18,6%

18

Médica

15,5

13

13,52

-12,8%

18

Pages Jaunes

7,12

5

3,61

-49,3%

9,5

Total

36,65

8

33,3

-9,1%

45

Sequana

9,72

5

5,45

-43,9%

14

Progression moyenne

-17,7%

Plus-value sur titres vendus

22,3%

4,6%

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

2011

Achat

Vente

Différence

CDA

20,65

22,8

10,4%

Danone

43,1

53,6

24,4%

Sanofi

42,66

54,6

28,0%

20,9%

2010

Achat

Vente

Différence

Total

39,87

44,6

11,9%

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

SES Global

12,9

17,9

38,8%

Neopost

54,85

65

18,5%

Rallye

19,8

32

61,6%

Progression

27,8%

Par Guy Muller - Publié dans : La Pépinière
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 11:39

La bourse  

septembre 2011

 

Bonjour,

L’été a marqué un retour à une situation de crise, avec un plongeon de la bourse, au-delà de mes prévisions : 3000 au lieu de 3400. Or les milieux économiques prévoyaient en juin une progression vers l’indice 4 500 !!

Les circonstances obligent à un réexamen des mouvements enregistrés par les secteurs économiques avant de prendre de nouvelles positions en bourse.

J’avais indiqué précédemment comment le financement des dettes des Etats avait raréfié les capitaux disponibles sur le marché des actions. Maintenant, l’importance des créances obligataires, stoppe leur croissance. Il faut donc rétrograder brutalement au risque d’arrêter le développement économique. Notre pays, entouré d’économies déclinantes sera aussi touché par la récession. Car passer brutalement d’un trimestre à 0,9% de croissance à un autre à zéro, puis constater une brutale montée du chômage, sont les signes que nous sommes aussi atteints par les plans d’économies menés autour de nous.

 

Un univers économique chaotique

La Grèce vient de revenir dans l’actualité avec le constat de son impossibilité à tenir ses promesses pour la réduction de son endettement. Mais les experts à l’origine des conseils sur la maîtrise des déficits avaient oublié que le remède administré allait réduire le PNB Grec de 5 à 6%. Nous avons appris que la Finlande exige des garanties lui assurant le remboursement de son aide (plusieurs autres pays auraient les mêmes exigences). Madame Lagarde en tant que Directrice du FMI a estimé que les banques européennes n’ont pas suffisamment provisionné leurs pertes sur la Grèce : 21% c’est insuffisant, juge-t-elle. Alors que lorsqu’elle était notre ministre des Finances les banques étaient solides !!

Il apparait que les banques ont voulu sortir très vite de bons bilans afin de reprendre leur politique de distribution de stocks options. Elles ont fragilisé leurs bilans. Après la baisse de leur cours une recapitalisation lèsera une fois de plus les actionnaires. Plus d’actions en circulation, c’est un dividende assuré en baisse.

Les Etats Unis viennent d’entamer une action en recouvrement des 170 milliards accordés aux deux banques spécialistes des crédits hypothécaires. Ils estiment que la création d’outils spéculatifs adossés aux créances hypothécaires est susceptible d’incrimination pour faute. La Société Générale est poursuivie à ce titre pour un montant de 1,7 milliard de dollars.

 

Fiscalité : un peu plus de chaos

Le plan d’économies fiscales qui sera proposé au Parlement se situe dans la tradition française d’un éparpillement de nombreuses (trop nombreuses), taxes et prélèvements en tout genre. Mais pour un résultat final très faible et qui ne rassurera pas les cercles des investisseurs.

-         Passer de 5,7 à 4,5%, c’est gagner 21% sur le déficit, tout en laissant le plus gros de l’effort aux successeurs,

-         Car il est prévu de passer de 4.5% à 3%, l’année suivante. Ce qui imposera un effort ultérieur plus fort.

Loin de rassurer les marchés cet effort laisse au destin le soin de régler l’essentiel de l’ardoise… La pente de notre effort si on la traduit par une droite, n’empêchera pas une progression de notre endettement jusqu’en 2014 : de 83 à 87% du PNB.

Nul doute que ce désendettement de 11 milliards (sur 1700 milliards) au total face pâle figure face au plan de l’Italie de 45 milliards sur un an, auquel s’ajoute un autre plan de 40 milliards sur 3 ans.

 

L’éparpillement fiscal masque l’ampleur des prélèvements

Toutefois ce plan est conforme à notre tradition d’éparpillement de la fiscalité sur des cibles multiples pour en atténuer les effets. J’ai noté que notre plan crée 25 nouveaux impôts ou taxes. Nous restons donc en terrain connu où depuis 4 ans, se développe une fiscalité folle au rythme d’une création ou d’une augmentation par SEMAINE. Cette fois ci il s’agit d’un nouveau prélèvement sur les boissons sucrées et d’une hausse de la TVA sur les parcs de loisirs. Les parlementaires auront leur mot à dire sur la nouvelle fiscalité proposée par l’exécutif.

Parmi les annonces, les épargnants seront encore touchés par la hausse de la CSG, qui atteindra les 32,5%, dont 13,5 pour les PEG, PEA dont les créateurs avaient prévu une défiscalisation. Les salariés sont touchés par la diminution de l’assiette des cotisations soumises à la CSG et à la CRDS, qui passe de 97 à 98%. Le prélèvement sur les complémentaires de santé double, de 1,1 à 2,2 milliards.

Les heures supplémentaires sont modifiées à la marge. Et ce en dépit des rapports d’économistes, de la Cour des Comptes, de l’INSEE, qui en dénonçaient les effets pervers. Un récent rapport parlementaire de 180 pages publié en juin en demandait l’abrogation.

Depuis 2007 c’est un bon millier de pages de rapports qui ont été consacrés à l’étude de l’abattement sur les heures supplémentaires. Ces rapports ont tour à tour dénoncé l’effet d’aubaine (entendre que des primes ont été transformées en HS), l’inefficacité du dispositif au fur et à mesure de l’augmentation du chômage, la destruction simultanée des emplois correspondant à 750 millions d’heures supplémentaires…

 

L’Inspection Générale des Finances vient de publier un nouveau rapport sur les niches fiscales. Ce rapport comporte 6 000 pages et dénonce plus de 50 milliards d’euros (sans efficacité économique) soustraits à la fiscalité commune !!

 

Politique chaotique

Il y a une profonde différence entre la Politique et la conduite d’une économie. La Politique doit constamment occuper le terrain avec des annonces contradictoires dans le temps. L’économie, elle, a besoin de stabilité et d’avoir ses repères, pour trouver la confiance des investisseurs. C’est la raison pour laquelle il est difficile d’admettre les modifications continuelles apportées à la fiscalité. Le beau résultat atteint par l’absence de politique économique est la disparition de 2 à 3 millions d’actionnaires incités à prendre la fuite.

Alors que cette mandature était placée sous le signe de la diminution de la fiscalité, elle s’achève par un feu d’artifice de grande ampleur. J’ai noté la création ou l’augmentation de 190 taxes ou impôts, pendant que l’extension des niches sociales et fiscales atteignait les 150 milliards d’euros.

Les politiques et les lobbies ont créé le chaos à l’ombre de la construction européenne. Chaque pays a utilisé son « indépendance » pour diverger. La remise en ordre commence maintenant.

 

 

Guy Muller

 

 

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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 19:29

La Pépinière  

juillet  2011

 

Bonjour,

 

La bourse continue à évoluer dans sa zone de fluctuation entre 3780 et 4180. Le poids des valeurs bancaires  et financières dans l’indice du CAC 40 est pour beaucoup dans ces fluctuations au rythme des informations sur leur implication dans les plans de sauvetages des monnaies. Car la prise en compte d’une défaillance d’un pays affaiblit de nombreuses banques, dont les capitaux propres sont insuffisants. En ce qui concerne la Grèce, le secteur privé essaie d’échapper à une défaillance, au détriment des Etats. Toutefois les Etats commencent à vouloir éviter d’accroître leurs déficits. Ils n’ont pu boucler hier leur dernier plan de sauvetage dont la finalisation est renvoyée une nouvelle fois.

En dépit de ses problèmes, l’euro accentue son rôle de monnaie de réserve, vis-à-vis de nombreux pays dont les pays asiatiques. Très régulièrement les créances en dollars sont transformées en créances sur l’euro. Avec 14 700 milliards de dollars de dettes, les démocrates négocient une nouvelle augmentation de ce plafond pour le rehausser de 1500 milliards. Le coût total des guerres en Iran et Afghanistan serait de 1400 milliards. Mais les républicains rechignent à financer ces guerres... après les avoir engagées. Dès lors c’est au contribuable de payer l’addition pendant que l’opinion publique se retourne. De plus en plus d’américains se plaignent du délabrement de leur système de santé, de leurs infrastructures obsolètes. Faut-il continuer à aider des gouvernements étrangers corrompus qui puisent sans vergogne dans les aides accordées ?

 

La Pépinière

En attendant les publications de résultats pour le 1er semestre 2011, il faut noter le ralentissement économique en cours lors du deuxième trimestre, dans l’ensemble de l’Europe. La croissance en France est passée de 0,9% au premier trimestre à 0,2% au deuxième. La réduction des déficits dans de nombreux pays, en accroissant la fiscalité, diminue le pouvoir d’achat des ménages. Or une moindre consommation, c’est plus de chômage, comme le prouvent les derniers indicateurs connus aux Etats –Unis et en France.

Aussi pour passer de bonnes vacances, l’exposition au marché sera diminuée, par la vente en plus-value, des actions Danone et Sanofi. Ces liquidités offriront l'opportunité d’intervenir sur des cours en recul.

 

 

Valeur

Cours

PE 12

Cours

Plus

Objectif

d'achat

actuel

value

cours

Affine

14,3

10

20

39,9%

27

Axa

15,76

6,5

15,25

-3,2%

21

Danone

43,1

15

52,5

21,8%

56

HF Company

16,5

7,8

11,3

-31,5%

19

France Télécom

14,9

9

14,3

-4,0%

23

GDF-Suez

27,42

13

25,3

-7,7%

32

Maurel

11,85

11

16,7

40,9%

18

Médica

15,5

13

14,9

-3,9%

18

Pages Jaunes

7,12

8

5,8

-18,5%

9,5

Total

36,65

8

40,5

10,5%

51

Sanofi

42,86

8,5

55,5

29,5%

60

Sequana

9,72

6

10,2

4,9%

14

Progression moyenne

6,6%

Plus-value sur titres vendus

14,4%

21,0%

L'achat est déconseillé lorsque le cours est proche de l'objectif

Sorties

2011

Achat

Vente

Différence

CDA

20,65

22,8

10,4%

2010

Achat

Vente

Différence

Total

39,87

44,6

11,9%

Pages Jaunes

7,46

8,8

18,0%

Vivendi

17,47

20,63

18,1%

SES Global

12,9

17,9

38,8%

Neopost

54,85

65

18,5%

Rallye

19,8

32

61,6%

Progression

27,8%

 

 

Guy Muller 

 

 

Par Guy Muller - Publié dans : La Pépinière
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